La fessée ou faut-il battre les enfants ?

Une ONG anglaise, a demandé au Conseil de l’Europe de sanctionner la France, sur sa non prise de position concernant la fessée .

En effet le 10 Septembre 2008, à Stockholm, le conseil de l’Europe, lors de la conférence sur les droits des enfants, lance un appel visant à interdire les châtiments corporels sur les enfants, estimant que « les enfants ont au même titre que les adultes, le droit au respect de leur dignité et de leur intégrité physique. » Lire la suite de « La fessée ou faut-il battre les enfants ? »

Je suis charlie.

1000636_311402239013488_426961977831359256_nJe suis Charlie,

Je suis sous le choc et toujours debout, mon enfance, mon adolescence a été assassinée.

Ils étaient drôles, provocants,  nous réveillant toujours par leurs dessins.

Je suis triste .

Durant ces dernières années.

J’ai entendu mille fois cette phrase, « ça va finir par péter. »

« On pourra pas toujours contenir cette violence ».

J’ai travaillé en tant qu’éducatrice dans les foyers d’accueil d’urgence de la fondation d’Auteuil. J’ai rencontré auprès de ces jeunes de 17 , 20 ans, une recherche de limites, de cadres, beaucoup avaient des pères absents.

Mais j’ai ressenti surtout une recherche de reconnaissance, le besoin de retrouver un peu d’estime d’eux mêmes.

J’ai rencontré des enfants révoltés, qui cherchaient à trouver un sens à leur existence, un sens à leurs révoltes.

Nous ne pouvions en tant qu’éducateurs,  que les ramener à la réalité de l’existence, à la réalité de notre société, honnêtement sans leur promettre des miracles.

Ils on trouvé d’autres  personnes pour utiliser leur révolte.

Je suis triste, triste comme à la mort de Coluche, avec la sensation d’avoir perdu des amis.

Je suis triste pour tous ces adolescents perdus, qui recherchent de l’amour et qui le réclament avec haine en semant la violence.

J’ai connu il y a 10 ans , des enfants de 13 ans dans la banlieue bordelaise, élevés par leur mère seule.

J’étais Educatrice alors dans un centre. Ces enfants d’origine française s’identifiaient et adhéraient à la révolte des enfants de banlieue d’origine maghrébine , Ils regrettaient presque pour certains de n’être que français.

Comment alors pouvaient t-ils s’intégrer dans ces banlieues guetto à majorité peuplées par des français d’origine étrangère.

ils avaient un combat à mener, comme des milliers d’adolescents.

Ils ont trouvé des guides , qui ne défendent pas nos valeurs républicaines .

Les loups savent où trouver de la chair tendre.

Je suis triste pour tout les éducateurs qui depuis des années sentent le vent venir, qui ont essayé de le dire, de le crier,  manque de moyens, d’écho.

Les médias plus intéressés par l’audimat, n’ont pas beaucoup  défendu leur parole et écouté leurs urgences.

Je suis triste de voir qu’ils avaient raison, et je sais qu’ ils se battent encore aujourd’hui pour « intégrer » des jeunes français d’origine étrangère, dans un monde économique qui ne leurs laisse aucune place.

Je suis triste mais debout.

 

 

 

 

Qu’est ce qu’on attend ?

J e suis en colère, le Conseil d »état a encore repoussé la date d’application de la loi de 11 Février 2005.

De quoi s’agit-il ?

Cette loi réforme la loi d’orientation en faveur des personnes handicapées du 30 juin 1975. Fondé sur les principes généraux de non-discrimination, ce texte vise à garantir l’égalité des droits et des chances pour les personnes handicapées et à assurer à chacun la possiblité de choisir son projet de vie.

Voilà déjà 10 ans, et rien n’a bougé, l’application de cette loi devrait permettre de lutter contre l’indifférence massive que nous avons à l’égard du handicap.

Notre pays, ferme les yeux, cultive le déni. Le handicap c’est l’autre, cet autre que l’on ne veut pas voir, cet autre qui dérange.

Nous sommes pleins de compassion durant la journée du Téléthon. Mais le reste du temps, où sont-ils ?

Cette loi permet l’accueil des personnes handicapées en milieu ordinaire, école, garderie, lycée, entreprise.

Le handicap fait peur, des peurs associés à des superstitions, « ne pas s’assoir dans un fauteuil roulant, ne pas utiliser des béquilles lorsqu’on est valide. » Peur que ce soit contagieux…

C’est toujours  la même peur, la peur de l’autre, de l’étrange, de l’inconnu. Peur de la différence.

Cette peur est le terreau de l’exclusion , du racisme, de l’intolérance.

Je suis en colère…